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MOUAMMAR KADHAFI DE LA LIBYE

Fils de berger de la tribu des « Kadhafa », Mouammar Kadhafi est né le 19 juin 1942 à Qasr Abou Hadi en Libye.

Mouammar Kadhafi reçoit une éducation religieuse rigoureuse.

Il fréquente l’école préparatoire de Sebha de (14) ans à (19) ans et dans cette école, il forme une cellule de militants révolutionnaires pour prendre le pouvoir.

Renvoyé de l’établissement pour son activisme politique, Mouammar Kadhafi s’oriente vers la faculté de Droit de l’université de Libye.

En 1963, il entre à l’Académie de Benghazi et avec quelques camarades, ils créent un mouvement clandestin pour renverser la monarchie Libyenne Occidentale.

Détenteur de son diplôme, Mouammar Kadhafi est envoyé au « British Army College » de Grande-Bretagne pour un entraînement complémentaire.

Il revient en 1966 en Libye et intègre le Corps de Transmissions en tant qu’officier de l’Armée.

Le 4 août 1969, le Roi de la Lybie, Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi ; Roi depuis le 24 décembre 1951 est souffrant et suit un traitement médical en Turquie.

Le Roi Sidi Muhammad n’a pas d’héritier et remet donc sa lettre de renonciation du pouvoir au Président du Sénat. Dans cette lettre, il désigne comme successeur, son neveu, le Prince Hassan Reda al-Sanussi.

L’abdication devrait se faire le 12 septembre 1969 mais le 1er septembre 1969, Mouammar Kadhafi et un noyau d’officiers appelés « Nassériens » ou disciples de Gamal Abdel Nasser du nom du premier Président de l’Egypte auquel ces jeunes vouent une admiration sans faille, font un coup d’Etat.

A vingt sept (27) ans, Mouammar Kadhafi devient le nouveau dirigeant de la Libye et abolit la monarchie, proclame la République de Libye, nationalise plusieurs entreprises appartenant aux Italiens et interdit le multipartisme.

Le prince Hassan Reda al-Sanussi est arrêté et emprisonné.

En 1970, Mouammar Kadhafi augmente le prix du pétrole brut pour accentuer la concurrence Occidentale, décision qui déséquilibre la géopolitique du pétrole et reste une première dans l’histoire.

Le Cartel Occidental tente de résister mais une augmentation supplémentaire de 20 % survient, ce qui contraint les Occidentaux à se procurer le pétrole au prix fixé par le dirigeant libyen.

De l’autre côté, Mouammar Kadhafi force les Américains à quitter la base militaire « Wheelus Airfield » basée en Libye.

Auparavant, le « Wheelus Airfield » s’appelait « Base aéronautique de Mellaha » lorsqu’elle appartenait aux Forces Italiennes, à sa création en 1923.

Avec la guerre du désert qui a obligé les Forces Italiennes à quitter la Libye ; Celle-ci a été récupérée par les Américains et rebaptisée en son nom actuel, « Wheelus Airfield ».

L’unique enfant de Mouammar Kadhafi et de Fatiha al-Nuri, Mohamed Kadhafi, naît en 1970.

La même année, Mouammar Kadhafi divorce d’avec Fatiha
al-Nuri et épouse Safia Farkash.

Safia Farkash donne sept (7) enfants au Guide libyen, Saïf Saïf al-Islam Kadhafi né en 1972, Saadi Kadhafi né en 1973, Hannibal Kadhafi né en 1975 ; Aïcha Kadhafi née en 1976 ; Moatassem Billah Kadhafi né en 1977 ; Saïf al-Arab Kadhafi né en 1982 et Khamis Kadhafi né en 1983.

Kadhafi adopte Hana Kadhafi, née le 11 novembre 1985.

En 1969, l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA) cherche à renverser le gouvernement d’Irlande du Nord pour établir un Etat socialiste souverain et la guerre provoque la mort de 1.824 personnes entre juillet 1969 et décembre 2001.

Le Quotidien britannique « The Independant » révèle, le 5 octobre 2009 que dans les années 1970, le gouvernement d’Harold Wilson, Premier ministre de 1964 à 1976 a payé Mouammar Kadhafi à hauteur de 14 millions de livres ou
357 milliards 496 millions 565 mille Francs CFA pour que Tripoli cesse de fournir des armes à l’IRA.

En Libye, le Prince Hassan Reda al-Sanussi arrêté, est jugé en 1971 par la Cour populaire libyenne et condamné à trois (3) ans de prison.

Le Roi Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi rejette le Statut de Citoyen d’honneur que lui propose Mouammar Kadhafi et jugé par contumace en 1972, il est condamné à mort.

En 1976, au Tchad, l’armée du Président Goukouni Oueddei repousse hors de Niamey, les rebelles qui, sous le contrôle de Hissène Habré, contrôlent le Sud du Tchad.

Le Président Goukouni Oueddei sollicite l’aide du Guide Libyen et déclare la fusion du Tchad à la Lybie.

La déclaration du Président Tchadien fâche le Président Français, Valéry Giscard d’Estaing qui demande l’aide des Américains pour renverser le Président Goukouni Oueddei.

En 1977, le Guide Libyen fait cas d’une révolution du peuple et change le nom de la Libye en « Jamahiriya arabe Libyenne populaire et socialiste».

Il créé des Comités révolutionnaires pour remplacer les Partis politiques et met en place des Tribunaux du peuple pour sanctionner les Libyens qui se permettraient de former un Parti politique.

Pour Mouammar Kadhafi, la création d’un Parti politique doit être punie par la peine de mort et les opposants qui oseraient violer cette loi seront être pendus ou mutilés avec retransmission sur les chaînes de télévision.

Des Observateurs affirment que le Guide Libyen considérait les universitaires, étudiants, journalistes et frères musulmans comme les ennemis de la révolution Libyenne.

En Ouganda, en 1978, au cours de la guerre Ougando-tanzanienne, Mouammar Kadhafi convoie plus de 3.000 hommes pour combattre aux côtés de son ami, le Président Idi Amin Dada.

Les rebelles, soutenus par les troupes du Président Julius Nyerere chassent le Président Idi Amin Dada et ce dernier se réfugie en Libye avant de s’exiler en Arabie Saoudite.

Le 26 janvier 1980, un commando formé en Libye attaque une ville Tunisienne appelée Gafsa.

Le commando tire en l’air pour appeler la population à une insurrection contre le pouvoir du Président Tunisien Habib Ben Ali Bourguiba mais les habitants restent terrés chez eux et le commando s’empare de la caserne de la ville.

L’armée Tunisienne qui cherche à se rendre à Gafsa est empêchée par le voisin Libyen.

Le 28 janvier 1980, sur demande du Président Tunisien, les aides affluent vers la Tunisie.

La France fait venir des hélicoptères « Puma », des conseillers militaires, trois (3) bateaux de guerre et cinq (5) sous-marins.

Les Etats-Unis d’Amérique dirigent des navires de guerre, des hélicoptères et des engins de transport vers la Tunisie.

Le Maroc vient en aide à la Tunisie avec deux (2) avions de transport et des hélicoptères.

Le 3 février 1980, avant l’arrivée de toutes ces aides, l’armée Tunisienne reprend la ville de Gafsa.

Les combats font quarante huit (48) morts et plus de 100 blessés.

En 1980, Mouammar Kadhafi est victime d’une tentative d’assassinat que plusieurs analystes imputent à la France.

Lorsque la maison du Prince héritier Hassan Reda al-Sanussi est incendiée en 1984, le prince s’en sort indemne.

En décembre 1981, Hissène Habré réussit à accéder à la tête de l’Etat du Tchad et pour empêcher l’avancée des hommes de Goukouni Oueddei qui continuent de bénéficier du soutien de Mouammar Kadhafi, la France intervient militairement par
deux (2) opérations.

L’ « opération Manta » effectuée en 1983 et l’ « opération Epervier » mise en œuvre en 1986 et 2004.

En 1986, Mouammar Kadhafi est mis en cause dans l’attentat de la discothèque Berlinoise où deux (2) Américains et une Turque sont tués.

Les services secrets Américains disent avoir intercepté une communication dans laquelle l’ambassade de la Libye à Berlin-Est atteste l’implication de la Libye.

Informé, le Président Américain Ronald Reagan donne l’ordre à ses hommes de bombarder Tripoli et Benghazi et l’opération programmée est baptisée « El Dorado Canyon ».

Le Président du Conseil des ministres Italien, Bettino Craxi prévient le Guide Libyen d’une attaque imminente des Américains mais Mouammar Kadhafi ne prend pas ses précautions.

L’armée Américaine bombarde la résidence du Guide Libyen, tue quarante cinq (45) militaires Libyens, quinze (15) civils, y compris la fille adoptive de Kadhafi, Hannah Kadhafi.

Mouammar Kadhafi est blessé pendant ce bombardement aérien.

La base militaire « Wheelus Airfield » arrachée aux Américains est détruite par leur raid.

En 1988, le Prince Hassan Reda al-Sanussi est victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et après avoir obtenu l’autorisation du Guide Libyen pour aller se faire soigner à Londres, il meurt le 28 avril 1992, laissant le trône à son deuxième fils, le Prince Sidi Muhammad al-Sanussi né le 20 octobre 1962 en Libye.

Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de ligne civile de la « PanAm » qui relie New-York à Londres explose en vol et s’écrase sur la ville de Lockerbie en Ecosse.

A bord de l’appareil, l’attentat fait, 259 morts. Au sol, onze (11) personnes sont tuées, soit un total de 270 morts.

Sans aucune preuve, Mouammar Kadhafi est accusé d’avoir commis cet attentat.

Le 4 janvier 1989, mis en cause dans la fabrication d’armes chimiques au sein de l’usine de Rabta, les Etats-Unis d’Amérique attaquent la Lybie avec deux (2) avions « F14 ».

Le combat aérien entraîne la mort de deux (2) Libyens qui se trouvaient dans deux (2) avions de combat « Mig 23 ».

Après des tractations, l’incident entre Washington et Tripoli est déclaré clos le 11 janvier 1989.

Le 19 septembre 1989, l’avion « DC 10 » de la compagnie « UTA » reliant Brazzaville à Paris est victime d’un attentat et l’avion explose au dessus du Niger.

170 personnes de vingt sept (27) nationalités différentes décèdent.

Le 14 novembre 1991, les Américains inculpent deux (2) agents des services secrets Libyens, Abdel Basset Ali al-Megrahi et Lamen Khalifa Fhimah comme les commanditaires de l’attentat du Lockerbie.

Le 18 février 1992, les inculpés sont condamnés à la prison à vie avec une peine de sûreté de vingt sept (27) ans.

Un an après, le 31 mars 1992, le Conseil de Sécurité des
Nations-Unies vote la résolution 748 qui impose un embargo aérien et militaire sur la Libye.

En octobre 1993, des clans de la tribu « Wafarla », la plus puissante de la Libye tente de renverser le Guide Libyen mais informé, Mouammar Kadhafi réprime violemment les auteurs.

Après la répression, la ville de Benghazi, fief des « Wafarla », devient le bastion des mécontents.

Or, la Libye est un Etat divisé en clans, principalement de « Wafarla », et de « Meghara ».

Les officiers Nassériens qui avaient aidé Mouammar Kadhafi à prendre le pouvoir en 1969 s’étaient appuyés sur le clan « Meghara », qui dominait la Tripoli, province occidentale de la Libye.

Le Guide Libyen qui souhaitait mettre les deux (2) clans de son côté, les « Meghara » et les « Warfala », a donc épousé, en 1970, Safia Farkash du clan « Warfala ».

En 1988, lors d’un Sommet arabe, Mouammar Kadhafi choque l’opinion internationale en portant un gant de couleur blanche à la main droite ; Ceci pour éviter de serrer les mains tachées de sang de certains dirigeants, principalement le Roi Mohammed VI du Maroc avec qui les relations sont exécrables.

Le 24 août 1998, Washington et Londres donnent leurs accords pour qu’une Cour Ecossaise juge les deux (2) suspects de l’attentat de Lockerbie.

En contrepartie, la Libye exige la levée de l’embargo imposé à son pays.

La Libye extrade Abdel Basset Ali al-Megrahi et Lamen Khalifa Fhimah vers les Pays-Bas le 5 avril 1999.

Après la transaction, les sanctions contre la Libye sont suspendues.

L’instruction dure neuf (9) mois et après jugement, Abdel Basset Ali al-Megrahi est condamné à la prison à vie et Lamen Khalifa Fhimah libéré.

Le 9 février 1999, en Libye, cinq (5) infirmières, Christiana Valcheva, Valia Georgieva Chervenjashka, Nassya Stoitcheva Nenova, Valentina Manolova Siropulo, Snezhana Ivanova Dimitrova et un médecin Palestinien naturalisé Bulgare, Ashraf Ahmad Jum’a et plusieurs professionnels de la Santé sont arrêtés et incarcérés parce qu’ils auraient inoculé le virus du Sida à 426 enfants Libyens trouvés morts dans un hôpital de Benghazi en 1998.

En 2003, après la condamnation de Saddam Hussein de l’Irak, Mouammar Kadhafi annonce le démantèlement de ses programmes nucléaires clandestins de fabrication d’armes de destruction massive.

Mouammar Kadhafi et les autorités de la Grande-Bretagne signe une convention, le 15 août 2003 par laquelle le Guide libyen donne son accord pour dédommager les parents des victimes de l’attentat de Lockerbie.

A partir d’un compte ouvert en Suisse, Mouammar Kadhafi donne 10 millions de Dollars par victime ou 6 milliards
559 millions 570 mille Francs CFA, soit pour les 270 victimes, 2 milliards 700 millions de Dollars ou 1 billion 771 milliards 83 millions 900 mille Francs CFA.

Le 21 août 2003, il conditionne l’indemnisation des victimes de l’attentat de Lockerbie à la levée de l’embargo imposé à son pays.

Cependant, Mouammar Kadhafi tient parole et verse aux victimes, la somme de 2,6 milliards de Dollars ou 1 billion
705 milliards 488 millions 199 mille 999 Francs CFA.

Il accepte également de dédommager les parents des victimes françaises du DC 10 avec 35 millions de Dollars ou 22 milliards 958 millions 495 Francs CFA mais refuse d’indemniser celles de l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA).

Le Guide Libyen exige une fois encore la levée totale de l’embargo imposé à son pays.

La France qui trouve la somme reçue par les victimes Françaises 50 fois inférieures à celle des Américains pour l’attentat de Lockerbie, menace d’user de son droit de veto si, au nom de l’équité, une indemnisation complémentaire n’est pas versée aux familles des victimes Françaises de l’attentat du DC 10.

Le samedi 13 septembre 2003, le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf Al-Islam Kadhafi, Président d’une Fondation de bienfaisance révèle au Quotidien Français « Figaro » qu’un accord a été conclu avec les parents des victimes du DC 10 et que ces derniers bénéficieraient de la même indemnisation que celle des familles de l’attentat de Lockerbie.

Il précise que les sommes nécessaires à l’indemnisation proviendraient des contributions des sociétés Françaises installées en Libye.

Le Conseil de sécurité vote la levée des sanctions contre la Libye le même samedi mais Washington et Paris s’abstiennent de voter.

Le 19 décembre 2006, les cinq (5) infirmières Bulgares, le médecin Bulgare et les autres coopérants emprisonnés en Libye, sont condamnés à mort par un Tribunal Libyen.

La Cour de cassation de Tripoli confirme, le 20 juin 2007, la peine de mort et le 17 juillet 2007, le Haut Conseil de justice de Libye commue la peine de mort en condamnation de prison à vie.

Après des échanges avec les autorités Libyennes, l’ex-Première Dame de France, Cecilia Sarkozy retourne, le 24 juillet 2007, en France avec les cinq (5) infirmières et le médecin Bulgare.

La France nie avoir versé de l’argent à la Libye mais en juillet 2009, le Premier ministre Bulgare Boyko Borisov contredit le Président Français Nicolas Sarkozy et déclare que son prédécesseur Sergueï Stanichev a versé 72 millions de Dollars ou 47 milliards 228 millions 904 Francs CFA à la Libye pour obtenir la libération des cinq (5) infirmières et le médecin.

Le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi confirme les propos du nouveau Premier ministre Bulgare dans le journal « Le Monde » en disant : « …Ce que je peux dire, c’est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l’argent pour les familles (des enfants malades). Mais je ne sais pas où ils l’ont trouvé…».

Le 26 décembre 2007, pour permettre aux africains de disposer de leurs propres réseaux de communication, Mouammar Kadhafi offre à l’Afrique, son premier satellite de communication en déboursant la somme de 300 millions de Dollars ou 143 milliards 627 millions 253 mille 859 Francs CFA.

La Banque Africaine de Développement avance 50 millions de Dollars ou 23 milliards 937 millions 787 mille 928 Francs CFA et la Banque Ouest Africaine de Développement donne 27 millions de Dollars ou 12 milliards 924 millions 773 mille 119 Francs CFA.

L’engagement de l’Afrique encourage la Chine et la Russie qui cèdent leur technologie.

Le premier satellite de l’Afrique, le « Regional African Satellite Communication Organizatio » (RASCOM) lui permet d’assurer la couverture universelle du continent africain en matière de téléphonie, télévision, radiodiffusion et autres applications comme la télémédecine et l’enseignement à distance.

La connexion se réalise désormais à bas coût et devient disponible sur tout le continent, même dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

Ce geste du Guide Libyen a fait perdre à l’Occident, sur chaque année, plus de 500 millions de Dollars de dettes ou 298 milliards 046 millions 167 mille 791 Francs CFA.

Egalement, les Occidentaux perdent les intérêts de ces dettes qu’ils accordaient aux Etats africains en matière de télécommunication.

Evidemment, les Occidentaux sont mécontents du Guide Libyen.

S’en prenant à l’Italie, Mouammar Kadhafi exige que ce pays dédommage la Libye pour la période coloniale et le
30 août 2008, la Libye et l’Italie signent un « Traité d’amitié » pour clore le contentieux sur la période coloniale.

L’Italie s’engage à réaliser, en Libye, des investissements de 5 milliards de Dollars ou 2 billions 537 milliards 158 millions 660 mille 168 Francs CFA dont une autoroute de 1.700 km.

Après le coup d’état du 6 août 2008 de Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et la crise d’avril 2009, Mouammar Kadhafi apporte son soutien au Président Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

En effet, Président de l’Union africaine en 2009 et médiateur dans la crise Mauritanienne, Mouammar Kadhafi après avoir passé trois (3) jours Nouakchott en Mauritanie prend position pour Mohamed Ould Abdel Aziz en disant : « Il n’y avait pas de problème en Mauritanie et il faut juste organiser des élections le 6 juin (2009) ».

La Grande-Bretagne et la Libye signent des Accords de coopération judiciaire et d’extradition de prisonniers à fin
avril 2009.

Le 7 mai 2009, la Libye demande officiellement l’extradition de Abdel Basset Ali al-Megrahi, le présumé auteur de l’attentat de Lockerbie pour raison de santé car, le prisonnier âgé de cinquante sept (57) ans serait atteint d’un cancer de la prostate en phase terminale et il ne lui resterait que quelques semaines
à vivre.

Libéré le 20 août 2009 par le ministre de la Justice Ecossaise Kenny MacAskill, Abdel Basset Ali al-Megrahi, est accueilli en triomphe à Tripoli et est reçu le lendemain par le Guide Libyen.

L’accueil chaleureux réservé au condamné est mal vu par les parents des victimes de l’attentat de Lockerbie et des Occidentaux.

Le 23 septembre 2009, une résolution non contraignante du Sénat Américain condamne l’accueil réservé aux prisonniers libérés.

Kenny MacAskill, ministre de la Justice d’Ecosse indique que la libération d’Abdel Basset Ali al-Megrahi a été faite au nom de la compassion et de la clémence.

Suivant l’agence Libyenne Jana, la grand-mère paternelle du Président Barack Obama, Sarah Obama s’est rendue, le
23 décembre 2009, à Tripoli pour remercier le Guide Libyen pour les efforts qu’il fournit en faveur de l’unité du continent africain et ses initiatives humanitaires en faveur du citoyen africain.

A la tête de l’Union africaine, Mouammar Kadhafi demande à ses pairs, en février 2009, de l’appeler désormais «Roi des Rois traditionnels d’Afrique».

Le 14 décembre 2010, invité au Festival mondial des arts nègres à Dakar au Sénégal (FESMAN), le Guide Libyen appelle les dirigeants africains à créer une seule armée africaine et un seul gouvernement pour protéger le continent et faire face aux Forces étrangères comme l’OTAN.

Le Président Sénégalais Abdoulaye Wade va dans le même sens que le Guide Libyen et réclame l’instauration des Etats-Unis d’Afrique.

Le 15 février 2011, suite aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte qui ont emporté le Président Zine El Abidine Ben Ali de la Tunisie et Hosni Moubarak de l’Egypte, un sit-in est organisé à Benghazi, en Lybie.

Mouammar Kadhafi tente d’éteindre l’étincelle en réprimant les manifestants mais les rassemblements s’étendent à la ville d’Al-Baida, à l’Est de la capitale Tripoli.

Le 17 février 2011, des appels à manifester sont lancés sur Facebook pour « la journée de la colère » contre la « corruption » et le « népotisme » du régime de Mouammar Kadhafi.

Avec l’aide des Occidentaux, les rebelles créent le « Conseil national de Transition » (CNT) dans la ville de Benghazi.

Le 21 février 2011, Mouammar Kadhafi annonce qu’il a reçu les appels de soutien de cinq (5) chefs d’Etat, Abdelaziz Bouteflika de l’Algérie, Mohamed ould Abdel Aziz de la Mauritanie, Amadou Toumani Touré du Mali, Abdoulaye Wade du Sénégal et Alpha Condé de la Guinée.

Le 22 février 2011, Mouammar Kadhafi, dans une émission télévisée, annonce qu’il tuera les manifestants qui ne sont que des « rats », « des bandes de criminels » et des « drogués ».

Abdel Basset Ali al-Megrahi, le présumé auteur de l’attentat de Lockerbie libéré le 20 août 2009 par la Justice Ecossaise pour raison de santé est hospitalisé en Libye le 13 avril 2012 et meurt le 20 mai 2012.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2011, l’un des enfants du Guide Libyen, Seïf al-Arab et trois (3) des petits-enfants de Kadhafi sont tués à leur résidence au cours des frappes de l’OTAN.

Le Président Sénégalais Abdoulaye Wade est le premier Chef d’Etat africain à apporter son soutien aux rebelles. Il se rend à Benghazi, le fief des rebelles et tient ce discours : « …Tu (Kadhafi) es arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, il y a plus de quarante (40) ans. Tu n’as jamais fait d’élections, tu as prétendu parler au nom du peuple. Tout le monde sait que c’est une dictature que tu as établie. Tu as commis beaucoup de choses horribles, même quand j’étais ici. J’ai vu à la télévision des jeunes pendus, pour que le peuple ait peur et obéisse. Tu as pris des décisions très graves, tu as fait exploser deux avions avec des femmes et des enfants, des innocents. Mais dans le monde des chefs d’Etat, il y a une sorte de loi d’omerta. Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts, les tueries, en faisant une déclaration unilatérale de cessez-le-feu. Je m’adresserai à la France, à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis pour leur demander d’arrêter les bombardements, mais seulement une fois que tu auras arrêté. Dans l’intérêt du peuple Libyen, il faut te retirer de la politique, ne pas rêver de revenir. Si tu veux bien, je t’aiderai à te retirer du pouvoir. Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra… »

Cheikh Tidiane Gadio, homme politique Sénégalais et leader du « Mouvement Politique citoyen Luy Jot Jotna » (Mpcl) réplique : « Le vaudeville de Wade à Benghazi n’est rien qu’une manière d’emballer Sarkozy et Barack Obama dans son projet funeste de dévolution monarchique à travers un habillage institutionnel. »

Cheikh Tidiane Gadio dit également que le Président Sénégalais se trompe d’exemple puisque les Etats-Unis ont trois (3) tours d’élection.

A la suite de la sortie du politique Sénégalais, Karim Wade, le fils du Président Abdoulaye Wade accuse Cheikh d’avoir reçu de l’argent du Guide Libyen.

Saïf Al Islam Kadhafi, le fils de Mouammar Kadhafi indique à son tour qu’Abdoulaye Wade et son fils Karim Wade ont reçu 20 millions d’Euros ou 13 milliards 119 millions 140 mille Francs CFA.

Saïf Al Islam Kadhafi dit : « La France a ses valets en Afrique. Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l’Elysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade a reçu 20 millions d’Euros ou 13 milliards 119 millions 140 mille FCFA pour son fils Karim. C’est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout. L’acharnement contre le régime Libyen reste l’argent, l’argent, l’argent et le pétrole. Personne ne soutient les rebelles en Syrie, par exemple. Mais ici, il y a du pétrole. La Libye est un gigantesque gâteau que les pays (étrangers) veulent se partager… »

Le ministre burkinabé des Affaires étrangères et de la coopération régionale, Djibril Bassolé déclare : « Au vu de l’évolution de la situation, le CNT se présente comme la structure qui est à même d’assurer la sécurité et de conduire les Libyens vers la construction d’un Etat de droit moderne. »

Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la Mauritanie et Président en exercice du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (CPS/UA) et dirigeant du Haut Comité ad-hoc sur la Crise en Libye réclame le départ du Guide Libyen du pouvoir.

Le lundi 14 mars 2011, se réunissent à Paris en France, les ministres des Affaires étrangères des pays du G8 pour s’entendre sur la situation en Lybie et le mardi 15 mars 2011, Alain Juppé, sur « Europe 1 » dit : « Pour l’instant, je ne les ai pas convaincus » et après la reprise des négociations, il dit : « Nous sommes d’accord pour demander au Conseil de sécurité d’accroître ses pressions sur le colonel Kadhafi ».

Le 17 mars 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU, adopte par dix (10) voix « Pour » sur les quinze (15) membres du Conseil de sécurité de l’ONU, et cinq (5) abstentions, la résolution 1973 qui autorise une intervention étrangère en Libye et en l’article 4 de cette résolution, il est stipulé : « Les Etats membres (…) à prendre toutes mesures nécessaires pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque (…), tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit.. »

La Russie et la Chine n’usent pas de leur droit de véto pour bloquer son adoption.

Face à cette décision trois (3) positions sont adoptées par les puissances.

Les Etats qui décident de participer directement à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne avec des frappes sur la Lybie sont, la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, la Belgique et la Norvège.

Le deuxième groupe est composé de la Chine, l’Allemagne et la Russie qui refusent catégoriquement de participer à cette « aventure ».

La Chine émet de « sérieuses réserves » et dit avoir renoncé à son véto en se basant sur la demande d’intervention formulée par la « Ligue arabe ».

Le Porte-parole du ministère des Affaires étrangères Chinois, Jiang Yu dit : « Nous nous opposons au recours à la force dans les relations internationales (…) la crise en Libye devait être résolue par la négociation et par d’autres moyens pacifiques».

L’Allemagne expose « son scepticisme » et dit : « Il y a des risques et des dangers considérables… »

Enfin, Vitali Tchourkine, Ambassadeur Russe à l’ONU dit : « C’est regrettable que la passion pour l’usage de la force ait prévalu… »

L’Italie adopte une position intermédiaire. Elle ne veut pas participer directement à l’attaque mais elle se porte volontaire pour faciliter l’intervention étrangère en mettant à la disposition des Forces étrangères, ses bases de Trapani Birgi, en Sicile, et Gioia del Colle, dans les Pouilles.

A la suite de l’adoption de la résolution de l’ONU, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères Français dit : «…C’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures (…) Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard, ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression (…) Oui, il y aurait une participation Américaine aux opérations militaires. Nous avons d’excellentes raisons de penser qu’il y aura une participation des pays arabes … »

Le samedi 19 mars 2011, se tient à Paris, en France un Sommet international sur la Lybie.

Sont présents à ce Sommet, le Président Français en personne, Nicolas Sarkozy, et les Chefs de gouvernement ou ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis d’Amérique du Président Barack Obama ; La Grande-Bretagne de David Cameron ; La Belgique ; Le Danemark ; L’Espagne ; La Grèce ; L’Italie ; La Norvège ; Les Pays-Bas ; La Pologne ; L’Irak ; La Jordanie ; Le Maroc ; Le Qatar ; Les Emirats Arabes Unis ; L’Egyptien Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue arabe ; Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU ; Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen et Catherine Ashton, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères.

L’Union africaine dirigée par le Gabonais Jean Ping n’a même pas été invitée.

Lors de ce Sommet, le Président Français Nicolas Sarkozy tient ce discours : « «Aujourd’hui se sont réunis à Paris, sous la présidence conjointe de la France et du secrétaire général des Nations unies, les dirigeants de la ligue des Etats arabes et de l’Union européenne ainsi que les représentants des Etats-Unis et du Canada. Ensemble nous avons décidé d’assurer l’application de la résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt des violences contre les populations civiles en Libye… » (L’intégralité du discours en fin de page).

Après le feu vert donné à ce Sommet, le même samedi 19 mars 2011, à 17H45, les avions Français débutent les premières frappes sur la Lybie autour du fief des rebelles, la ville de Benghazi et baptisent l’opération, « Aube de l’Odyssée ».

Dans la soirée, ils sont rejoints par les tirs de missiles Américano-anglais.

Au Mini-sommet à huis-clos de l’Union africaine présidée par le Gabonais Jean Ping, Meles Zenawi, un politique Ethiopie dit : « Les Occidentaux viennent nettoyer une maison qui est sale. Laissons-les faire. »

Le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade dit : « M. Kadhafi doit partir. Il a fait assez de mal comme cela. En plus, il n’a jamais tenu les promesses d’aide qu’il nous a faites. »

La réplique vient du Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni qui dit : « Ce n’est pas une question d’argent. D’ailleurs, plusieurs d’entre nous ont bénéficié de la Cen-Sad ! Ce n’est pas une question de : il a fait ceci ou n’a pas fait cela. La preuve, il a aidé Amin Dada et je ne lui en veux pas. C’est une question de principe. La souveraineté d’un Etat africain est bafouée. On ne peut pas laisser l’Otan continuer ses bombardements. »

Le 8 juin, Mohamed Ould Abdelaziz, Président de la Mauritanie et Chef du Panel de l’UA pour la Lybie dit : « Le départ de Kadhafi devient une nécessité. »

Le vendredi 1er septembre 2011, lors du Sommet de l’Union africaine à Malabo, les Chefs d’Etat africains décident d’écarter Mouammar Kadhafi des négociations.

Le 21 septembre 2011, arrivé à Paris pour la remise du prix Houphouët-Boigny, le Président du Sénégal Abdoulaye Wade dit de Mouammar Kadhafi : « Je me suis heurté à certains chefs d’Etat qui disent qu’il a beaucoup fait pour l’Afrique. C’est faux ! Il n’a rien fait pour l’Afrique. Il a tout juste construit 30 km de route au Niger et quelques maisons dans certains pays. Qu’on me dise quel grand projet africain il a financé ! Ni énergie, ni agriculture, dans aucun domaine il n’a mis de l’argent. Pour un pays qui a autant d’argent, je trouve que c’est zéro ce qu’il a fait. Quand des droits de l’homme sont violés, ou que des génocides sont commis, les forces extérieures doivent intervenir et mettre un terme à ce processus ».

Le jeudi 20 octobre 2011, le convoi du Guide Libyen qui se trouve à Syrte est la cible de frappes de l’OTAN et sur la vidéo présentée, Mouammar Kadhafi est vu vivant entre les mains des rebelles du CNT.

Blessé à la tête, la tenue de Mouammar Kadhafi est trempée de sang et un rebelle tient une arme pointée sur la tête du dirigeant Libyen.

Deux (2) heures après, le CNT annonce la mort de Mouammar Kadhafi.

Le fils du Guide, Moatassem Billah, arrêté en même que son père et qui est aperçu vivant dans une prison Libyenne est déclaré mort le 20 octobre 2011.

Le 25 octobre 2011, Mouammar Kadhafi et son fils Moatassem Billah sont inhumés dans le désert Libyen, dans un lieu gardé secret.

Dans la nuit de vendredi 18 novembre 2011 à samedi 19 novembre 2011, Seif al-Islam Kadhafi, le fils du Guide Libyen est arrêté avec les doigts de la main bandés.

En dépit du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, décerné contre Seif al-Islam Kadhafi, le dimanche 20 novembre 2011, le Vice-président et Porte-parole du CNT, Abdelhafidh Ghoga annonce que Seif al-Islam Kadhafi sera jugé en Libye.

Hillary Clinton, Secrétaire d’État américaine dit après la mort du Guide Libyen : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ».

Après la chute du Guide Libyen, Nisreen âgée de dix-neuf (19) ans, l’une des quarante (40) femmes combattantes qui formaient la garde rapprochée du Guide Libyen issues de l’Académie militaire fondée par le Président de la Libye et surnommées par ce dernier « Nonnes révolutionnaires » dit : « J’en ai tué un (prisonnier), puis ils en ont amené un autre et j’ai continué (…) Ils m’ont dit de les tuer ou sinon c’est moi qu’ils allaient abattre. J’ai essayé de ne pas les tuer, je n’osais pas regarder en tirant, mais je ne pouvais pas m’enfuir. J’ai tué onze (11) prisonniers sur l’espace de trois (3) jours. »

Elle dit avoir été régulièrement violée par ses supérieurs.

Pour des analystes, cette garde féminine, l’unique dans le monde, formée pour protéger le Guide Libyen étaient des « machines à tuer ».

Les infirmières bulgares condamnées et libérées donnent leurs impressions.

Valia Tcherveniachka dit : « La nouvelle m’a beaucoup réjouie. C’est un châtiment. Un chien comme lui méritait une mort de chien. Je me demande quand même si c’est bien lui.»

Valentina Siropoloua déclare : « Je suis vraiment satisfaite, je m’y attendais. Il a reçu ce qu’il méritait. »

Snejana Dimitrova et Kristiana Valtcheva disent être indifférentes à la mort du Guide Libyen et auraient été contentes s’il avait été capturé vivant.

Enfin, Snezhana Ivanova Dimitrova dit : « Je ne me réjouis pas de la mort de personne, même s’il s’agit de mon ennemi. »

A côté de ces déclarations, des africains et autres Observateurs internationaux prennent la défense de Mouammar Kadhafi.

Le site web www.slateafrique.com rapporte : « Outre les fonds investis dans les amphithéâtres universitaires, la clinique et le boulevard, Kadhafi draine, dans son sillage, toutes sortes de financements libyens impossibles à évaluer avec précision. En 2003, le colonel inaugure le siège le plus luxueux qu’une banque ait connu au Faso en dehors de la Banque centrale. C’est déjà lui qui, en 2002, avait posé la première pierre de ce bâtiment de la Banque commerciale du Burkina (BCB), ex-Banque arabe libyenne du Burkina (Balib). 50% des capitaux de la BCB appartiennent à la Libyan Arab Foreign Bank (LAFB). En mai 2005, le colonel Kadhafi inaugure le luxueux hôtel Libya, qui toise la salle de conférence de Ouaga 2000. Le standing 5 étoiles est inégalé dans la capitale burkinabè. Dans le hall de l’établissement trône un portrait géant du Guide au poing levé. Le complexe commercial et hôtelier aurait coûté plus de 35 millions d’Euros ou 22 milliards 958 millions 495 mille Francs CFA. Le pouvoir de Tripoli encourage tout investissement libyen privé au « pays des hommes intègres ». Le groupe de commercialisation de produits pétroliers Tamoil, détenu depuis 1988 par des intérêts libyens, prend le contrôle des anciennes stations Tagui, une société à capitaux burkinabè tombée en faillite. Dans le domaine du transport international, l’embargo aérien enfin levé, Afriqiyah Airways s’engouffre dans la brèche laissée par la compagnie Air Afrique ».

Le Quotidien Sénégalais, « l’Observateur » écrit : « Mouammar Kadhafi a financé « la Case des Tout-Petits » à hauteur de 49 millions de Francs CFA, un rêve du Président Abdoulaye Wade. Le fonctionnement de la Faculté de « l’Appel islamique », Université islamique établie à Piré dans la région de Thiès au Sénégal avait été entièrement pris en charge par le guide libyen, à savoir, le salaire des professeurs, les bourses d’études de 200 étudiants Sénégalais, Mauritaniens, Maliens et Guinéens. Il a aussi assuré les frais d’études et de séjour des 10 meilleurs étudiants de chaque filière de l’Université, sélectionnés pour continuer le cursus en Libye. Le « Complexe islamique » et la Mosquée érigés en 1997 dans la communauté rurale de Ngueniène dans la région de Mbour au Sénégal à coûté à Mouammar Kadhafi, 120 millions de Francs CFA. Les travaux de rénovation ont coûté 40 millions de francs CFA à la Libye. Le « Roi des Rois d’Afrique » avait promis la construction d’un édifice au Président Abdoulaye Wade du Sénégal. »

Il est confirmé par beaucoup de personnes que sous le régime de Mouammar Kadhafi : « L’électricité et l’eau à usage domestique étaient gratuites ; le prix d’un litre d’essence était de 0,08 Euros ou environ 52,47 Francs CFA. Les banques Libyennes accordaient des prêts sans intérêts. Les citoyens Libyens ne payaient pas d’impôts et de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Le prix pour l’achat d’une voiture était au prix d’usine. Une bourse de 1.627,11 Euros ou 1 million 067 mille 242 Francs CFA par mois était attribuée à chaque étudiant qui voulait faire ses études à l’étranger. Les étudiants diplômés recevaient le salaire moyen de la profession du cursus choisi lorsqu’il ne trouvait pas d’emploi. L’Etat payait le premier appartement de 150 mètres carrés du couple qui venait de se marier. Chaque famille libyenne sur présentation du livret de famille recevait une aide de 300 Euros ou 196.787 Francs CFA par mois. L’employé de la Fonction publique qui se déplaçait à travers la Lybie recevait une voiture et une maison qui lui revenait quelques années après. La Libye était le dernier pays dans la liste des pays endettés avec une dette publique de 3,3 % du PIB lorsqu’elle est de 84,5 % pour la France, 88,9 % pour les Etats-Unis d’Amérique et 225,8% pour le Japon ».

Abondant dans le même sens, l’ex-ambassadeur Russe en Libye, Vladimir Chamov dit : « Quelle oppression ? Les Libyens bénéficiaient d’un crédit de vingt (20) ans sans intérêts pour construire leurs maisons, un litre d’essence coûtait environ 14 cents, la nourriture était gratuite, et on peut acheter une jeep KIA sud-coréenne neuve pour 7500 Dollars ou 3 millions 537 mille 026 Francs. »

Helen Shelestiuk publie dans le n°165 de la revue B.I (ex-Balkans Infos) du mois de mai 2011 un article: « Quels sont les autres faits et chiffres que nous connaissons de la Libye et de son leader ? Le PIB est de 14.192 Dollars ou 6 millions 692 mille 997 Francs. Chaque membre d’une famille reçoit une subvention de 1.000 Dollars ou 521 mille 387 Francs CFA par an. Les chômeurs sont payés 730 Euros ou 380 mille 612 Francs CFA par mois. Le salaire d’une infirmière d’hôpital est de 1.000 Dollars ou 521 mille 387 Francs CFA. Pour chaque nouveau-né, on reçoit 7.000 Dollars ou 3 millions 649 mille 711 Francs CFA. Les nouveaux mariés reçoivent 64.000 Dollars ou 33 millions 368 mille 794 Francs CFA pour acheter un appartement. Pour créer une affaire privée, on bénéficie d’une aide financière de 20.000 Dollars ou 10 millions 427 mille 748 Francs CFA). Les taxes et impôts lourds sont interdits. L’éducation et la médecine sont gratuites. L’éducation et la formation médicale à l’étranger sont payées par le gouvernement. Il y a des supermarchés pour les familles nombreuses avec des prix symboliques pour l’alimentation de base. La vente des produits au-delà de leur date de consommation est punie de fortes amendes, parfois même de prison. Beaucoup de pharmacies offrent des fournitures gratuites. Diffuser de faux médicaments est un crime majeur. La population ne paie pas l’électricité. La vente et la consommation d’alcool sont interdites, la “prohibition” est une loi. Les prêts d’achats d’une voiture ou d’un appartement sont accordés sans intérêts. Les affaires immobilières sont interdites.

Si quelqu’un veut acheter une voiture, jusqu’à 50% du prix est réglé par l’Etat, 65% pour les miliciens de la garde. L’essence est moins chère que l’eau. Un litre coûte 0,14 Dollar ou 75 Francs CFA. Les bénéfices de la vente du pétrole sont consacrés au bien-être de la population et à l’amélioration des conditions de vie. Beaucoup d’argent a été dépensé pour irriguer le pays avec l’eau des aquifères souterrains. Par son échelle, le système a été appelé « la huitième merveille du monde ». Il fournit cinq millions de mètres-cube par jour à travers le désert et a considérablement augmenté le territoire irrigué. 4000 Kms de pipelines sont profondément enterrés pour les protéger de la chaleur. Tout ce qui a été nécessaire au projet a été accompli par la seule Libye. La propagande occidentale a diabolisé Mouammar Kadhafi en le décrivant comme un tyran pathologique et un ennemi implacable des aspirations démocratiques de son peuple. Ce n’est pas vrai. Il existe en Libye des mécanismes de contrôle populaire et de démocratie : des conseils élus de citoyens et des communautés autonomes (communes). Tout cela sans une nomenklatura de Parti de style soviétique, sans bureaucratie pléthorique, mais avec un haut niveau de vie et de sécurité sociale pour les citoyens. Une sorte de société qui par beaucoup d’aspects ressemble au communisme. Permettez-moi de citer un passage de l’article de Sigizmund Mironin « Pourquoi la Libye est-elle bombardée? » : La Libye, qu’on décrit comme une dictature militaire de Kadhafi est en réalité l’Etat le plus démocratique du monde. En 1977, il a proclamée la Jamhiriya qui est une forme élevée de démocratie où les institutions traditionnelles du gouvernement sont abolies, et où le pouvoir appartient directement au peuple à travers ses comités et congrès. L’Etat est divisé en de nombreuses communautés qui sont des « mini-Etats autonomes » dans un Etat ayant autorité sur leur district, y compris l’allocation des fonds budgétaires. Récemment Kadhafi a émis des idées encore plus démocratiques : distribuer les revenus du budget directement et de façon égalitaire aux citoyens… Ces mesures selon le leader de la révolution libyenne, devant éliminer la corruption et la bureaucratie parasite. »

De plus, ils trouvent la position des dirigeants européens traitant le Guide Libyen de « Dictateur » dénuées de sens puisque Mouammar Kadhafi était reçu avec tous les honneurs dans
ces pays.

En effet, le lundi 10 décembre 2007, en début d’après-midi, Mouammar Kadhafi est arrivé à Paris pour une visite officielle de cinq (5) jours dans l’objectif de sceller la réconciliation entre la France et la Libye.

En trente quatre (34) ans de règne, la visite du Guide Libyen en France constituait une première.

Le Président Français Nicolas Sarkozy avait dit être très heureux de recevoir le Guide Libyen à Paris et espérait voir la conclusion de plusieurs contrats pour la vente d’une dizaine d’avions de combat Rafale que l’entreprise Française Dassault aviation n’arrivait pas à exporter, faute de commandes.

L’opposition Française avait fustigé l’accueil réservé au Guide Libyen et Rama Yade de l’UMP et Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme avait déclaré : « Notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort.»

Egalement, proche du Président Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner avait critiqué ouvertement la venue de Mouammar Kadhafi en France.

Le mercredi 10 juin 2009, Mouammar Kadhafi avait effectué son premier déplacement à Rome en Italie pour célébrer le deuxième anniversaire du « Traité d’amitié » signé le 30 août 2008.

Accueilli à l’aéroport par Silvio Berlusconi, le Président du Conseil Italien avait dit : « Un long et douloureux chapitre avec la Libye est en train de se refermer. »

Mouammar Kadhafi avait été autorisé à prendre la parole au sein de la Chambre Haute Italienne et a été le troisième hôte étranger à bénéficier d’un tel privilège.

Pendant ses voyages dans les pays Occidentaux, Mouammar Kadhafi qui dormait dans des tentes dressées par ses hommes ne manquait pas de marquer son passage d’une façon ou d’une autre.

Ainsi, à Rome, après avoir donné deux (2) leçons sur l’Islam à 500 puis 200 femmes choisies pour leur beauté, il dit : « L’Europe doit se convertir à l’Islam. L’Islam est la dernière religion et si l’on doit avoir une seule foi cela doit être la foi en Mahomet … Les femmes sont plus respectées en Libye qu’en Occident… »

Enfin, les défenseurs du « Roi des Rois traditionnels d’Afrique » affirment que l’Union africaine était financée en grande partie par Mouammar Kadhafi qui œuvrait pour une Afrique unie et la création des Etats-Unis d’Afrique à l’instar des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union européenne.

En effet, même si sa fortune n’arrivait pas à apparaître dans le classement des grandes fortunes mondiales, la richesse de Mouammar Kadhafi était estimée à plus de 50 milliards d’Euros ou 32 billions 797 milliards 850 millions Francs CFA.

Les africains qui avaient de grands projets pour l’Afrique et parvenaient à rencontrer le Guide Libyen étaient certains de voir leurs rêves se réaliser.

Le mardi 20 décembre 2011, accompagné d’une centaine de dirigeants de sociétés Françaises, Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur de la France se rend à Tripoli pour acquérir de grands contrats dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la santé.

Le 25 mars 2012, Abdoulaye Wade perd les élections au Sénégal avec 34,20 % des voix quand le vainqueur, Macky Sall obtient 65,80 % des voix.

Le 6 mai 2012, le Président Français Nicolas Sarkozy est battu aux élections présidentielles et François Hollande devient le Président de la République de France.

Le lundi 15 avril 2013, le fils de l’ex-Président Sénégalais, Karim Wade, surnommé « Super-ministre » ou « Ministre du ciel et de la terre » qui possède des avoirs de 694 milliards FCFA, est arrêté et emprisonné pour « enrichissement illicite ».

Le 16 septembre 2014, Ahmed Kadhaf al-Dam, ancien dignitaire du régime Libyen accorde une interview au Journal « L’Express » et dit : « Le colonel m’a dit : Nous devons aider Nicolas Sarkozy à devenir président. Il était prêt à engager tous les moyens pour qu’il soit élu en 2017 (…) Des dizaines de millions d’euros distribués en plusieurs versements à partir de 2005-2006… »

Sylvio Berlusconi, dirigeant Italien qui avait participé à l’attaque contre Mouammar Kadhafi en 2011 avec l’apport d’aviation, marine et bases aériennes dit le mercredi 13 mai 2015 dans l’interview accordée au journal Londonien « Al Quds Al Arabi » : « Ça n’a jamais été une révolution, mais bel et bien un complot européen (…) son instigateur était la France et son président d’alors, Nicolas Sarkozy (…) Ils ont tout provoqué (…) Les avions français ont attaqué la Libye bien avant la décision du conseil de sécurité de l’ONU… »

Aujourd’hui, la personnalité du Guide libyen Mouammar Kadhafi est controversée.

Pour certains, il est un « dictateur sanguinaire » et pour d’autres, le digne fils de l’Afrique, le panafricaniste, le seul dirigeant africain qui a privilégié l’intérêt et le bien-être de son peuple, en dépit des menaces des Occidentaux.

 

DISCOURS DU PRESIDENT FRANÇAIS NICOLAS SARKOZY LORS DU SOMMET INTERNATIONAL
SUR LA LYBIE LE SAMEDI 19 MARS 2011 A PARIS EN FRANCE

Aujourd’hui se sont réunis à Paris, sous la présidence conjointe de la France et du secrétaire général des Nations unies, les dirigeants de la ligue des Etats arabes et de l’Union européenne ainsi que les représentants des Etats-Unis et du Canada.

Ensemble nous avons décidé d’assurer l’application de la résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt des violences contre les populations civiles en Libye.

Les participants sont convenus de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, en particulier militaires, pour faire respecter les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies.

C’est pourquoi en accord avec nos partenaires, nos forces aériennes s’opposeront à toute agression des avions du colonel Kadhafi contre la population de Benghazi.

D’ores et déjà nos avions empêchent les attaques aériennes sur la ville.

D’ores et déjà d’autres avions, français, sont prêts à intervenir contre des blindés qui menaceraient des civils désarmés.

Dès hier, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et les pays arabes ont adressé au colonel Kadhafi et aux forces qu’il emploie l’avertissement suivant : en l’absence d’un cessez-le-feu immédiat et d’un retrait des forces qui ont attaqué les populations civiles au cours des dernières semaines nos pays auront recours à des moyens militaires.

Cet avertissement a été repris par tous les participants au sommet qui vient de s’achever. Le colonel Kadhafi a méprisé cet avertissement. Au cours des dernières heures, ses forces ont intensifié leurs offensives meurtrières.

Des peuples arabes ont choisi de se libérer de la servitude dans laquelle ils se sentaient depuis trop longtemps enfermés.

Ces révolutions ont fait naître une immense espérance dans le cœur de tous ceux qui partagent les valeurs de la démocratie et des droits de l’homme. Mais elles ne sont pas sans risques. L’avenir de ces peuples arabes leur appartient.

Au milieu des difficultés et des épreuves de toutes sortes qu’ils ont à affronter ces peuples arabes ont besoin de notre aide et de notre soutien.

C’est notre devoir.

En Libye, une population civile pacifique qui ne réclame rien d’autre que le droit de choisir elle-même son destin se trouve en danger de mort.

Nous avons le devoir de répondre à son appel angoissé.

L’avenir de la Libye appartient aux Libyens.

Nous ne voulons pas décider à leur place. Le combat qu’ils mènent pour leur liberté est le leur.

Si nous intervenons aux côtés des pays arabes ce n’est pas au nom d’une finalité que nous chercherions à imposer au peuple libyen mais au nom de la conscience universelle qui ne peut tolérer de tels crimes.

Aujourd’hui nous intervenons en Libye sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU avec nos partenaires et notamment nos partenaires arabes.

Nous le faisons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui en assassinant son propre peuple a perdu toute légitimité.

Nous intervenons pour permettre au peuple Libyen de choisir lui-même son destin. Il ne saurait être privé de ses droits par la violence et par la terreur.

Il est encore temps pour le colonel Kadhafi d’éviter le pire en se conformant sans délai et sans réserve à toutes les exigences de la communauté internationale. La porte de la diplomatie se rouvrira au moment où les agressions cesseront.

Notre détermination est totale, je le dis avec solennité, chacun se trouve désormais placé devant ses responsabilités.

C’est une décision grave que nous avons été amenés à prendre.

Aux côtés de ses partenaires arabes, européens,
nord-américains, la France est décidée à assumer son rôle, son rôle devant l’Histoire.

Je vous remercie.